THE MAGIC POSITION

13 août 2007

KABARET SYMPHONIA
[ THE MAGIC POSITION ]

ouverture
tous les jours de la semaine
à partir de 22h
et ce jusqu'aux aubes du matin

Venez assister aux plus spectaculaires numéros
parmi lesquels celui de

VERA SLODTAVA
la grande acrobate venue de
Russie

KABARET SYMPHONIA
23 bis aux Enclos des Lentes Espérances
Carrefour de L'Ennui
Paris

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II

kABARET_SYMPHONIA

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15 août 2007

II

Description de la salle principale :

On entre  par une porte rouge. le bois en est un peu passé, la couleur aussi. Et puis, ensuite, c'est un grand, un long couloir, sombre, très peu de lumière, et ce peu, tamisé, étouffé. Pas de jaillissement, pas d'agression. Les murs, ils sont sombres, eux aussi, presque rien accroché, si peu, des tentures, quelques unes, velours rouge pourpre. Ensemble un peu atypique, mais pas denué de charme certainement. On suit tout droit le couloir, qui semble mener indéfiniment. Pas arriver, mais mener, que son rôle, mener. Tout droit, puis un angle droit, invisible tant qu'on n'a pas foncé dans le mur bruquement tourné. Et puis cela continue, le couloir droit toujours, l'attente, longue, autre tournant en sens inverse, toujours de rares lumières pâles. mais on se rapproche : on croît entendre de la musique sourdre des tentures de velours, presque liquides. Des sons à peine perceptibles, un murmure à la surface juste du silence. De l'eau. On se rapproche, la partition devient un peu plus intelligible, les éclats de voix et de rires aussi. Et puis c'est une autre porte, avec deux grandes appliques sur les deux côtés ; on la pousse et on pénêtre dans une longue salle, plus longue que large, très longue, peu large. Sur le côté droit de la salle, un bar recouvre tout le mur, sur lequel sont alignées comme des régiments ivres, d'innombrables bocaux, ou des simples bouteilles, contenant chacun des liqueurs et des liquides aux couleurs limpides ou éclatantes. En somme le désespoir du peintre.  Derrière le bar, un jeune homme, cheveux noirs et mi-longs, vêtu de blanc, jure avec le sombre de la salle, sourit autant qu'il peut, passe son temps, fléchit au dessus du comptoir-repos des coudes- c'est un roseau longiligne, terminé par de longs cheveux soyeux. On voit sa chevelure onduler ses arceaux près de ses épaules. A ses côtés un autre barman, plus massif, plus petit, mais non denué de charme, ses cheveux noirs pas coiffés, porte des bagues sur tous ses doigts : il atirre tous les regards suivant les éclats de ses mains. Devant le bar, des gens dansent, s'assoient, s'allongent sur des sortes de sofas tout recouverts de velours sombres. Quelques lampes font danser les ombres dans la confiture du noir. Face à la porte d'entrée, une scène, sur lesquels des artistes underground viennent présenter leurs numéros de cirque.  Pour l'instant, une chaise blanche, un piano, un boa, sur la chaise, noir, attend son propriétaire. La Lumiere fait un cercle sur le dossier de la chaise, les gens ne regardent pas.

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